Tribune de Marine LE PEN

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Pour une République française, Pour une République vraiment française !

Par facilité, par lâcheté intellectuelle, par manque de vision d’Etat, par mimétisme imbécile sur les errances d’outre atlantique, la France, modèle historique d’Etat-Nation, est en passe de dilapider un formidable capital identitaire de 1500 ans d’histoire.
Ses valeurs, sa langue, sa culture, ses codes, ses rites, son mode de vie se trouvent largement bousculés sous les vagues incessantes d’une immigration planétaire ; de très nombreux français ont le sentiment justifié de ne plus être chez eux dans leur propre pays et d’y être considérés comme des citoyens de seconde zone.

La fragmentation nationale : un constat inquiétant
Depuis trente ans, nos « élites » mondialisées ont entrepris une action méticuleuse de déconstruction de l’identité française par la promotion d’un individualisme corrosif et la survalorisation d’identités de substitution, d’identités infra nationales voire antinationales. Des campagnes de diffamation de notre histoire nationale et de repentances d’Etat ont cherché à ancrer, parfois avec succès, chez les Français et leurs enfants la honte d’eux-mêmes. Autrefois, on apprenait aux élèves ce que la France avait apporté au monde. Aujourd’hui, il est de bon ton d’inculquer avec un masochisme calculé que la France millénaire se serait construite grâce aux bienfaits salvateurs d’une immigration…trentenaire. La doctrine assimilationniste fut subrepticement abandonnée au profit de l’intégration ; les communautés étrangères furent priées de vivre chez nous comme elles vivaient chez elles, échafaudant dans de nombreux quartiers un mécano instable d’identités antagonistes et de mémoires concurrentes.

La nationalité conçue comme une simple situation administrative
En réduisant ainsi le lien national en un lien contractuel théorique, les pouvoirs successifs ont transformé la nationalité française en simple situation administrative et la carte « d’identité » en un abonnement gratuit à des prestations sociales « inépuisables ». Les allégeances multiples ont été tolérées voire sciemment encouragées pour diluer le sentiment d’appartenance ; La promotion officielle de la multiculturalité et de la « différence » aujourd’hui ripolinée sous le vocable rénové de la « diversité » a servi à minorer la culture nationale afin de faire le lit à un communautarisme religieux, racial, sexuel aujourd’hui prédateur.

De la guerre civile froide au chaos ?
La phase suivante dans laquelle M. Sarkozy engage d’un pas alerte notre pays en dénaturant au passage nos institutions, sera marquée par le remplacement des droits individuels par les droits des groupes, formidable régression juridique dans un pays qui mit des siècles à sortir de ce système applicable aux peuples barbares. De cela, nous devons discuter. En effet, dans une société, lorsqu’il n’y a ni communauté d’histoire, ni destin partagé mais simplement le désir de piller l’oasis, d’abaisser la population autochtone en niant son identité, on prend le risque de dépasser la guerre civile froide et de mettre en jeu la paix civile.

Le débat n’est pas simplement légitime, il est vital
Une nation, c’est d’abord une conscience collective. Elle n’existe qu’à partir du moment où un groupe de personnes se conçoit comme tel. Dans nos pays où l’Etat moderne a accompagné le processus de construction nationale, un débat public sur ce thème est dans l’ordre de choses. Certes une part de l’identité se construit sui generis ; mais rien n’interdit d’infléchir le mouvement, notamment lorsqu’il y va de la concorde publique. La France n’a plus les moyens d’échapper à ce débat trop souvent enterré, n’en déplaise aux professeurs d’impuissance, aux scrogneugneux congénitaux de tous bords ou aux dandies insouciants adeptes de Télérama.

Ne pas limiter le débat aux signes ostensibles d’identité
Pourtant, ce débat ne peut se limiter, comme le souhaiterait M. Besson, aux seuls signes ostensibles que sont l’hymne national ou le drapeau, même si ces symboles ont leur importance. Parfaitement légitime en démocratie, le débat doit être l’occasion de rappeler des principes fondateurs, de fixer le cadre des futures politiques publiques, de définir un nouveau projet éducatif pour nos enfants et de formaliser définitivement les règles à destination de certaines féodalités naissantes ou installées. Ne l’oublions pas, l’identité nationale sert plus largement aussi à définir l’intérêt national.

Ce débat doit servir à unir et non diviser
Le débat dans lequel, nous, nous voulons nous engager, n’a pas pour objet de diviser mais au contraire de trouver les voies du rassemblement. Le débat sur la nation et sur l’identité nationale suppose, dans notre esprit, la recherche de ce qui unit et non de ce qui divise, comme le rappelle le véritable nom du Front national « Front national pour l’Unité Française ».
Bien sûr, par rapport aux partis institutionnels, le Front national qui défend une conception ouverte mais ferme de la Nation, a un point de vue dissident à faire valoir ; il défend une vision fusionnelle de la nation, loin de la conception contractuelle de la nationalité. On est Français par imprégnation et non par simple adhésion unilatérale à de vagues principes souvent mal assimilés. Le FN professe par ailleurs de manière déterminée, que, dans son pays, aucun Français ne doit avoir besoin de négocier pour vivre comme un français.
Sur cette question de l’identité, le FN est une fois de plus seul, n’étant soutenu par personne sauf par le peuple.

Le FN reste ouvert et constructif
Dès l’origine, par esprit de rassemblement, le parti national a accepté de surmonter les arrière-pensées politiques des promoteurs d’une opération manifestement électoraliste. Immédiatement et sans condition, il a tendu la main pour un dialogue ouvert et loyal. M. Sarkozy n’a malheureusement pas répondu à cette offre de rassemblement.

Le FN exprimera avec force le point de vue de la majorité silencieuse
A l’évidence, les conditions d’organisation du débat officiel montrent qu’il est confisqué par la Caste au pouvoir ; immanquablement, il verra défiler dans un théâtre d’ombres de débats de sous préfectures les inévitables stipendiés du Système. Il verra les posts les plus dérangeants pour le pouvoir être passés à la trappe sur le site officiel. Face à cette censure qui n’ose dire son nom, un site alternatif s’est ouvert : www.identitenationale.net
Cet espace d’expression et de dialogue accueillera, sans aucune exclusive, tous les Français qui veulent s’exprimer sans censure. Cet apport volontaire, spontané et libre nourrira les contributions du Front national et inspirera ou amendera les propositions qu’il sera amené à rendre publiques lors de ces prochaines semaines.
Il n’a pour seule prétention que de retrouver les voies de l’identité et de l’unité nationales.

Marine Le Pen

 

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